Qu’est-ce que la permaculture ?

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La permaculture est un mode de culture (ou, à plus grande échelle, un système agricole) qui utilise des principes d’écologie et des savoirs traditionnels pour reproduire un écosystème naturel dans sa durabilité, sa stabilité, sa résilience (c’est-à-dire sa capacité à revenir à son état initial après avoir subi une modification) et sa diversité.

Plus simplement, la permaculture reproduit ce que fait la nature : les êtres vivants, animaux et végétaux, y vivent en équilibre ; le sol est nourri par les plantes qui y poussent puis y meurent ; les végétaux de grande taille protègent les plus fragiles du vent et du soleil brûlant ; les plantes y sont adaptées au sol et au climat, et elles se ressèment toutes seules… Dans un jardin en permaculture, le jardinier agit un peu comme un chef d’orchestre : il veille à l’harmonie générale mais laisse chaque instrument jouer sa partition.

Un jardin en permaculture représente donc un système presque autonome, pérenne, où le jardinier laisse faire la nature au lieu d’aller contre elle. Il met à profit les interactions naturelles plutôt que de corriger en permanence un système rendu artificiel. Il compose avec la biodiversité et le recyclage naturel de la matière, plutôt que de viser la monoculture à grand renfort de pesticides et d’engrais chimiques.

Les 10 piliers de la permaculture

Voici en quoi consiste la base de la permaculture :

  • un sol vivant (vers de terre, micro-organismes, matière organique…) ;
  • une biodiversité riche (nombreuses espèces cultivées voire sauvages, faune variée) ;
  • des associations de culture sur une même parcelle (pas de monoculture) ;
  • un fonctionnement en circuit fermé : pas de déchets générés, pas ou peu d’apports exogènes (pas d’achat d’engrais, choix de variétés traditionnelles pouvant être ressemées, déchets verts recyclés sur place…) ;
  • une utilisation optimale de l’eau (récupération de l’eau de pluie, protection du sol) ;
  • produire beaucoup sur une petite surface : cultures en hauteur, cultures étagées… ;
  • introduction d’animaux domestiques (poules, moutons…) ;
  • couverture permanente du sol (engrais verts, paillage, succession des cultures au cours d’une saison…) ;
  • un travail du sol très limité voire inexistant pour ne pas perturber son équilibre ;
  • une surface cultivée faible mais avec une bonne productivité.